Who cares?Un blog sans queue ni tête...
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Quel homme serait assez fou que pour accepter de partager la personne qu'il aime? Qui serait assez fort que pour le supporter? Qui même oserait croire à des mots d'amour dans de telles circonstances? Y en a-t-il un seul qui soit capable?
Je suis dans un bourbier et je m'y enfonce chaque jour un peu plus. Me connaissant, je ne sais même pas comment j'ai pu faire pour en arriver là. J'en arrive à regretter de l'avoir rencontrée, à regretter d'avoir poussé la situation à un tel point critique.
Pour elle, tout semble pourtant si simple, si clair... si seulement il pouvait en être de même pour moi. Peut-on aspirer à un avenir quelconque d'un tel amour? En tout cas je ne le peux, je n'arrive à me projeter nulle part. Je voudrais même que tout s'arrête mais tout a déjà été tellement si loin et je l'aime déjà tellement si fort. Qui plus est, au plus j'essaie, au plus elle me retient... je ne crois pourtant pas lui être aussi indispensable qu'elle ne l'est pour moi... je ne la comprend pas, pas plus que moi en somme.
Le seul fait certain, c'est qu'au plus je resterai, au plus la chute se fera de haut si chute il doit y avoir... Partir? Et si... ? Impasse !
Ce soir, à la télé, rien d'intéressant... mais de toute manière, avais-je vraiment la tête à la regarder. Ce soir, elle était là, à une dizaine de kilomètres de moi seulement. Comme chaque week-end depuis plus d'un mois d'ailleurs et... comme sûrement chacun de ceux qui suivront durant les mois et années à venir.
Ce soir, elle n'était pas dans mes bras puisque ce sont les siens qu'elle préfère choisir. Avant j'évitais d'y penser pour ne pas me griser le moral mais depuis quelques temps la situation devient plus difficile. Je l'ai acceptée, c'est à moi que je dois m'en prendre. Encore une fois je me suis cru plus fort que je ne l'étais. Mais, ce soir, je me rend compte, une fois de plus mais peut-être pas encore la dernière, que je ne pourrai pas continuer comme ça bien longtemps.
Ce soir j'ai de la peine, je crois, car, ce soir, je me l'imagine... c'était une belle journée, une plus sâle soirée, et donc, pour ce soir, je vais me coucher.
Tenter d'expliquer aux gens ce que je ressens se solde toujours par des prises de têtes. Je ne pense pas être unique et seul dans mon malheur, mais il est aussi vrai de dire que personne ne peut comprendre... tout au plus, peuvent-ils imaginer... et encore!
Quand tout n'est guidé que par le mental, je pense en effet être capable de contrôler et d'avoir une certaine maîtrise de moi, de la retenue dans mes actes. Mais le mental n'est pas tout. Ce que nul ne comprend c'est que ces crises sont à la fois mentales et... physiques. Elles me prennent, me changent radicalement, se jouent de moi, utilisent mon corps.
Cela commence par une boule au ventre, une boule qui grossit, grossit et grossit encore, jusqu'à me lancer dans tout le corps... ma respiration s'accélère et se saccade ensuite, sensation d'étouffement... puis c'est au tour de l'esprit d'être touché et de dérailler.
A ce stade à chaque fois je n'suis plus le même, je n'suis plus moi, je ne gère plus rien. Rien n'est capable de me ramener à la raison, sinon moi... ou ces médocs que je hais tant. Dans ces moments, je suis vide de tout, sans plus aucune morale, retenue ou états d'âme. Et le pire, c'est que je suis persuadé d'avoir raison. Borné comme jamais. Le plus affolant dans tout ça, c'est qu'une fois la crise passée, je ne me comprends plus, je ne sais même pas ce qui a pu m'amener à cet état de pensée, ni même comment j'ai pu me mettre à réfléchir comme ça.
Comme si en moi vivaient côte à côte 2 personnalités radicalement différentes et qu'elles se partageaient le contrôle de ma pensée sans que je puisse avoir mon mot à dire dessus.
Peut-être suis-je trop sensible, peut-être complètement dingue, mais je reste persuadé que nul conseil aussi bien intentionné soit-il ne pourra jamais m'aider à avancer. Le travail à faire sur moi ne peut venir que de moi-même. Et les solutions aux problèmes ne peuvent se trouver et venir que de moi.
Déception, sentiment d'être en dessous de tout. Effets non souhaités et gênants. Avoir passé 8 mois de bonheur artificiel, à croire que j'avais pu vaincre, que j'étais différent, plus fort, au-dessus de ça et un retour violent à la case départ.
Une crise qui me prend, comme ça, insidieusement. Une crise plus forte que celles que j'ai pu vivre les années précédentes. Un re-déclencheur qui brise et gâche tous mes efforts en aussi peu de temps qu'il faut pour le dire. Sans raison... apparente du moins, mais significative d'une retombée aux enfers.
J'ai bien tenté de lutter ces deux dernières semaines, mais je suis à bout... ne rien faire de plus serait du suicide. Alors je déprime, me sens nul. Incapable de gérer mon corps, incapable de me canaliser moi-même. L'impression d'être enfermé dans une enveloppe corporelle qui n'est pas mienne et qui ne veut de moi au moins autant que je ne veux d'elle et qui me le montre bien.
Reprendre le traitement.... ces médicaments lourds qui m'embrument l'esprit, qui font de moi un autre, un autre avec un petit "a" que je ne supporte pas; mais être obligé de le faire. Obligé pour vivre un peu plus paisiblement, obligé pour les autres aussi, pour l'Autre surtout.
Désormais je devrai faire avec, coûte que coûte et ne plus arrêter, je crois. Là je me sens bien, vide, mais bien; sans sentiments extrêmes, sans douleur ni joie, mais apaisé... juste en apparence surement et je ne sais même pas ce qui est le mieux à choisir...
M'exprimer, parler, raconter à quelqu'un tout ce que je ne peux ou n'ose raconter à d'autres. Tant d'angoisses, tant de choses qui font peur, tant de choses qui font mal et impossible d'en parler à quelqu'un de physique; trop peur d'être jugé ou que l'on s'en serve contre moi.
Trop peur de montrer que moi aussi je suis faillible, trop peur de montrer ce qu'il y a sous la carapace. Tellement de faiblesses et tellement de doutes qu'il me faut cacher des autres et refouler moi-même pour continuer à vivre.
Je pourrais tout garder éternellement, mais à chaque fois je sens l'explosion un peu plus proche. Alors écrire, parler et raconter, à une page, un site sans vie ni pensée; juste laisser une trace, pour exorciser, pour me vider, laisser le noir derrière moi et garder le blanc pour me tirer de l'avant. Voila pourquoi je suis là, voila pourquoi je reprend l'écriture...
Où cela commence-t-il et quand cela s'arrêtera-t-il? Aucune idée, un jour sûrement mais jamais peut-être. Raconterai-je vraiment tout? Nul ne sait pas même moi. Sera-ce intéressant? Je ne me pose même pas la question. Des idées, des pensées, des coups de gueules et de coeur, peut-être faux, peut-être fous, peut-être totalement erronés, mais où l'inverse est tout aussi envisageable. Peut-être vous y retrouverez-vous même ou peut-être me détesterez-vous, mais c'est en tout cas tout ce que vous trouverez ici... rien de plus...
Des mots, des phrases, des idées, agencés en un tout dont le but n'est pas d'être cohérent et logique (si but réel il y a) mais de permettre l'apaisement d'un esprit tourmenté... Une page, un site, un confident, matériel et immatériel à la fois, à l'écoute de tout sans jugement ni intérêt caché...
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